Ouvrage

Légendes chrétiennes de la Basse-Bretagne

Texte établi et présenté par Françoise Morvan

    En 1868, François-Marie Luzel, qui a déjà recueilli une centaine de manuscrits de théâtre populaire et des centaines de chansons, obtient une mission du ministère de l’Instruction publique et décide de se consacrer à la collecte de contes populaires.
    C’est alors qu’il découvre une mendiante âgée d’une trentaine d’années qui se révèle avoir un répertoire de contes aussi prodigieux que son répertoire de chants. Nous devons d’abord à cette mendiante, Marguerite Philippe, ce premier recueil d’une collecte étrangement en avance sur la recherche scientifique dans le domaine du conte.
    Elle donne à Luzel ce qu’il n’attend pas, lui qui cherchait des contes merveilleux remontant aux origines celtiques des traditions populaires bretonnes : un étrange ensemble de légendes montrant le Christ, le vieux saint Pierre et quelques saints plus ou moins bougons revenant dans un monde mal fait.
    Plutôt que de laisser de côté ce légendaire chrétien bien hérétique et voué à lui valoir des ennuis, lui qui s’est engagé dans le combat républicain et se trouve déjà en butte à l’hostilité du "clan des bardes et des cléricaux" groupé derrière le vicomte de La Villemarqué, il se met au service de ce que lui a donné Marguerite Philippe et, avec son aide constante, complète de son mieux sa collecte.
    Il lui faudra vingt ans pour publier ces Légendes chrétiennes qui sont, telles quelles, son premier grand livre et, avec les trois volumes de Contes populaires de la Basse-Bretagne, publiés six ans plus tard, l’œuvre majeure de la Basse-Bretagne dans le domaine du conte.

Françoise Morvan

Détails de l'ouvrage

Réf. : ISBN 2-84362-135-6
Prix éditeur : 24,65
512 pages
Dimensions : 13 × 20 cm
Reliure : Broché

Rupture de stock

François-Marie Luzel

Né au manoir de Keramborn, François-Marie LUZEL se prend très tôt de passion pour le théâtre populaire joué depuis des siècles dans son Trégor natal. Ayant édité le 'mystère' de Sainte Tryphine et le roi Arthur, il obtient en 1864, grâce à l'intervention de Renan, une mission qui l'amène peu à peu à collecter l'essentiel du patrimoine de la littérature populaire bretonne, aussi bien dans le domaine du conte que du théâtre ou de la chanson : ainsi peut-il dire avoir fait pour la Bretagne ce que les frères Grimm ont fait pour l'Allemagne. Encore en bonne partie inédite, cette 'uvre d'une ampleur peu commune est à redécouvrir

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