Ouvrage

La Voix maudite

Nouvelles

Préface par Sophie Geoffroy-Menoux
Traduit de l'anglais par Sophie Geoffroy-Menoux

Les trois nouvelles fantastiques regroupées ici sous le titre de La Voix maudite sont profondément marquées par la personnalité hors du commun de l’auteur. On doit à ses recherches inédites, à son empathie fusionnelle pour les choses du temps jadis et à l’incomparable magie de sa puissance d’évocation de l’âme du passé, mais aussi à d’irrémédiables tourments intimes, à sa solitude fondamentale et à sa difficulté d’être, une cinquantaine d’ouvrages : récits de voyage, essais sur la peinture, la sculpture, la musique ou la littérature, romans, contes inspirés par les traditions populaires ou la Commedia dell’arte et nouvelles fantastiques.
Dans La Voix maudite (dont nous présentons la version originale en français), Winthrop, fantaisie musicale et La Vierge aux Sept Poignards, c’est le retour de l’Histoire qui suscite les songes : dans ces villes mythiques (exquises et mortelles Florence et Venise ; envoûtante Grenade baroque, entre catholicisme et culture arabe), la fascination dangereuse pour le passé et pour l’art est liée à la violence d’un érotisme contenu. Les cauchemars sont peuplés de fantômes dignes d’un E.T.A. Hoffmann ou d’un Füssli (portraits animés et statues trop humaines), mais aussi de spectres infiniment plus étranges et inquiétants parce qu’insaisissables : voix assassines assoiffées de chair et de sang, musiques refoulées, chanteurs contre nature idolâtrés et immolés (Farinelli)…

Détails de l'ouvrage

Réf. : ISBN 2-84362-123-2
Prix éditeur : 16,75
176 pages
Dimensions : 14 × 24 cm
Reliure : Broché

En stock

Vernon Lee

Violet Paget alias 'Vernon Lee' (pseudonyme masculin inspiré du nom de son demi-frère, le grand poète victorien Eugene Lee-Hamilton). Grande voyageuse, cette femme de lettres cosmopolite de la période dite victorienne et édouardienne, proche des plus illustres artistes de son temps (Robert Browning, Henry James'), amie d'enfance du peintre John Singer Sargent, parcourut toute l'Europe à la recherche du genius loci et de l'âme du beau. Amateur d'art éclairée, saluée dès son premier ouvrage (Studies of the Eighteenth Century In Italy) pour l'étendue de son érudition, sa sensibilité à fleur de peau, mais redoutée pour son exigence intellectuelle, sa culture infaillible et la lucidité de ses analyses, elle se fixa à Florence, où elle passa cinquante ans de sa vie.

© 1989 – 2021 Éditions Terre de Brume